Scritture segrete : une journée avec Dacia Maraini, entre mots, théâtre et liberté

Il est des rencontres qui restent. Pas seulement pour ce qui s’y passe, mais pour ce qu’elles laissent.
Celle avec Dacia Maraini en a fait partie.
Pont d’Art – avec Simone Buffa et Francesca Bruni – a eu l’honneur d’être invité à donner voix à des extraits de son dernier livre, Scritture segrete. Un texte puissant, nécessaire, qui traverse les époques et les territoires pour redonner une place et une dignité aux paroles des femmes.

Dans l’amphithéâtre, nous avons interprété les pages consacrées à des figures extraordinaires comme Hypatie, Murasaki Shikibu, Aki Shimazaki et Michela Murgia. Des femmes éloignées dans le temps et dans l’espace, mais unies par un même geste : écrire. Et donc exister, résister, laisser une trace.
L’événement s’est tenu le 20 février à l’Université de Genève, salle R060 d’Uni Mail, dans une salle comble, attentive, suspendue aux mots. Un public engagé, présent, prêt à écouter non seulement une grande écrivaine, mais une voix capable de traverser le temps.
Scritture segrete est un livre-atlas, un acte de résistance, un voyage entre lyrisme, mémoire et espoir. Un livre qui nous rappelle que lire et écrire sont des actes de liberté. Et que chaque parole de femme est, aujourd’hui encore, une forme de désobéissance.

Cet événement a été pour nous l’occasion d’une rencontre particulière. Nous avons eu le rare privilège de passer une journée entière avec Dacia Maraini. Déjeuner, dîner, conversations. Des récits de vie entre l’Italie, le Japon et bien d’autres horizons. Une culture immense, jamais ostentatoire. Une présence simple, élégante, profondément humaine et, pour cette raison, fascinante. Une rencontre qui dépasse la littérature et touche quelque chose de plus profond.

Ce projet a été rendu possible grâce à l’Institut universitaire de formation pour l’enseignement de l’Université de Genève, en collaboration avec Cultura Italia - sans frontières et Associazione ARI et avec l’aide d’Alessandro Collorà et Andrea Pappalardo.
Nous rentrons avec une certitude : les mots comptent. Les voix comptent.
Et le théâtre, lorsqu’il rencontre la littérature, peut devenir un acte nécessaire.


Commentaires