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Le concept de « flow »

3 juil. 2024
2 min de lecture

Dans son célèbre livre « L’Intelligence émotionnelle », Goleman définit le « flux » (de l’anglais « flow ») comme l’état de grâce dans lequel chacun de nous parvient à accomplir des activités avec un haut niveau de performance et un minimum d’effort.


Le concept de flow selon Goleman


Le flow naît de la rencontre entre nos compétences dans un domaine et les défis qui se présentent.

Le secret réside dans l’équilibre entre les deux : trouver le juste milieu, au-dessus du niveau d’engagement minimal qui engendre l’ennui et en dessous du seuil de pression qui ne produit qu’anxiété et stress.


Celui qui éprouve l’état de flow tend à se détacher momentanément de la réalité, à s’immerger dans une forme de transe où les notions de temps et d’espace perdent leur importance et se déforment.


Selon Goleman, agir dans un état de flow signifie laisser l’intelligence émotionnelle s’exprimer librement à son plus haut niveau.


Le flow est un engagement total dans l’action, de la concentration, de la passion, de la créativité à l’œuvre.


La satisfaction qui en découle dépend naturellement de la tâche accomplie.


Chacun possède des domaines de prédilection où il est plus facile d’éprouver cet état.


Un musicien l’aura certainement vécu en jouant de son instrument, un écrivain en écrivant, un peintre dans ses coups de pinceau les plus délicats, un sportif en compétition — on parle alors de transe sportive.


Mais apprendre à comprendre et à reconnaître cet état peut permettre de l’appliquer à n’importe quel travail.


Même au travail quotidien au bureau.


Chaque petit progrès dans le domaine choisi permet en effet d’élever le seuil d’effort minimal nécessaire pour continuer à ressentir le flow, en améliorant progressivement ses performances.


Agir dans un état de flow signifie retrouver en soi une motivation intrinsèque, libérée des jugements extérieurs ou de l’auto-observation critique.


C’est percevoir clairement la réalité en fonction des objectifs fixés et se concentrer sur les moyens de les atteindre.


C’est donc la satisfaction, le plaisir, l’estime de soi et le sentiment de maîtrise.


Sur le plan médical, il correspond à des niveaux équilibrés des trois principales hormones régulatrices de l’état émotionnel :


• Dopamine, qui régule la motivation et la satisfaction

• Sérotonine, qui favorise la bonne humeur

• Ocytocine, qui génère l’empathie



Le phénomène mis en lumière par Goleman dans les années 1990, et largement étudié bien auparavant par de nombreux psychologues cognitifs comme Csíkszentmihályi, fait écho aux concepts de « Ki » ou de « Prana », déjà connus dans les religions zen orientales.


La technique permettant d’atteindre l’état de flow y repose sur l’art spirituel de la méditation.


Elle trouve aussi une application dans les arts martiaux, où l’on emploie un terme japonais ou son équivalent chinois «




Wuxin ».


Il désigne un état mental particulier dans lequel les maîtres hautement entraînés à ces arts affirment pouvoir entrer avant un combat.


La bonne nouvelle est que, même sans être de grands maîtres d’arts martiaux, des artistes professionnels ou des sportifs de compétition, l’état de flow est à la portée de tous.


Il suffit d’un petit effort initial, puis de laisser notre instinct libre de s’amuser.

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