Amor che move il sole e l’altre stelle: nasce “Costellazioni silenziose del cielo”. Podcast en italien - science et théâtre
Podcast
Extrait de:"Entangled constellation"
Conception et textes: Caterina Cuccagna
Interpreters: Francesca Bruni, Chiara Chesi, Caterina Cuccagna, Simone Buffa
Musiques originales et sound design: Saverio La Mendola
Qu’est-ce qui se cache derrière une grande découverte scientifique ?
Une intuition, bien sûr. Des années d’études, de recherche, de persévérance. Mais souvent aussi quelque chose dont les livres d’histoire parlent beaucoup moins : quelqu’un qui soutient, accompagne, protège, écoute. Quelqu’un qui permet à une autre personne de continuer à regarder le ciel. C’est de cette idée qu’est né « Amor che move il sole e l’altre stelle – Costellazioni silenziose del cielo », un podcast narratif original de dix minutes, réalisé pour le Prix Rossella Panarese 2026, qui mêle vulgarisation scientifique, théâtre et mémoire.
Le projet est né d’une idée de Caterina Cuccagna, ingénieure biomédicale et physicienne, arrivée à Genève en 2012 dans le cadre du CERN et depuis toujours également liée au monde du théâtre. Depuis 2026, Caterina collabore avec Pont d’Art, où science et création artistique ont trouvé, à travers ce projet, un terrain commun.
Les constellations que l’histoire ne voit pas
Le podcast part d’une question simple : et si nous racontions l’histoire de l’astronomie non seulement à travers les grands noms à l’origine des découvertes, mais aussi à travers les personnes qui leur ont permis de les accomplir ?
Pour guider l’auditeur, Hypatie d’Alexandrie, interprétée par Francesca Bruni. À travers sa voix, nous rencontrons trois figures éloignées dans le temps, mais unies par un fil invisible.
Il y a Sœur Marie-Céleste, fille de Galilée, à qui Chiara Chesi prête sa voix et qui, depuis les murs de son couvent, accompagne son père durant les années les plus difficiles à travers ses lettres, ses soins et de petits gestes du quotidien.
Il y a Ginestra Giovene Amaldi, qui reprend vie à travers la voix de Caterina Cuccagna. Formée à l’astrophysique et elle-même engagée dans la vulgarisation scientifique, elle traverse aux côtés d’Edoardo Amaldi les années dramatiques de la guerre, puis celles de la reconstruction de la physique européenne.
Et il y a Aldo De Rosa, mari de Margherita Hack, interprété par Simone Buffa : une présence discrète aux côtés d’une femme qui allait faire de la liberté de pensée et de la recherche scientifique le cœur de sa vie.
Trois histoires différentes qui racontent une même chose : la science n’est jamais véritablement une aventure solitaire.
Costellations silencieuses du ciel : quand théâtre et science se rencontrent
Le podcast utilise la voix et la narration théâtrale pour rapprocher l’auditeur de l’histoire des sciences. Les monologues sont des textes originaux construits à partir de sources historiques, de lettres, d’interviews et de témoignages, en maintenant une distinction claire entre la documentation historique et la reconstruction narrative.
Pont d’Art a assuré le conseil artistique et dramaturgique ainsi que l’enregistrement technique des voix. Les musiques et le sound design sont signés Saverio La Mendola, ingénieur et concepteur de structures dont le parcours professionnel est également lié à de grandes infrastructures scientifiques, parallèlement à son activité de compositeur et de musicien.
Ce n’est peut-être pas un hasard si, derrière ce récit théâtral consacré à la science, se trouvent autant de personnes qui, dans leur propre vie, évoluent à la croisée de ces deux univers.
« Soutenir le ciel »
« Costellazioni silenziose del cielo » veut rappeler que derrière un télescope, une équation ou une mission spatiale se cache aussi une trame humaine faite d’affection, d’amitié, de collaborations et de gestes en apparence anodins.
Des personnes qui n’entreront peut-être jamais dans les manuels, mais sans lesquelles certaines pages de ces mêmes manuels n’auraient peut-être jamais été écrites.
Comme le rappelle Hypatie dans les dernières paroles de ce podcast où science et théâtre se rencontrent, ces présences sont « comme la lumière des étoiles les plus lointaines ». Nous ne savons pas toujours en reconnaître l’origine, et pourtant elles restent là, « à soutenir le ciel ».



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