Spectacle des élèves
Comédie
Radio Ginevra Centrale
de Simone Buffa et Francesca Bruni

Synopsis
C’est la dernière émission de la saison de Radio Ginevra Centrale, un talk-show radiophonique apparemment bien rodé… mais au bord du désastre. En coulisses, entre tensions, rivalités et ambitions personnelles, l’émission risque de disparaître : audiences en baisse, sponsors en fuite et, quelques minutes avant le direct, départ de la technicienne du son, qui sabote tous les enregistrements.
Contraints d’improviser, les deux animateurs gèrent une émission de plus en plus chaotique, tandis que le directeur tente désespérément de sauver ce qui peut l’être.
Des acteurs improbables sont recrutés à la dernière minute pour remplacer les contenus manquants. Chaque rubrique devient une explosion d’humour surréaliste : revue de presse grotesque, horoscope délirant, invités absurdes et fiction radiophonique jouée en direct, totalement incontrôlable.
Un enjeu personnel se joue aussi : un seul des deux animateurs pourra rester la saison suivante. Entre sabotages, jalousies et rebondissements, le direct devient une bataille tragicomique pour la survie artistique.
Un spectacle d’ensemble rythmé et métathéâtral, qui dévoile avec ironie et cynisme les coulisses du spectacle, où l’improvisation devient l’unique salut et où la frontière entre réussite et échec est infime.
Notes de mise en scène
Le spectacle est conçu comme une expérience immersive : le public a l’impression d’assister en direct à une émission de radio. La scène devient un studio vivant et vibrant, traversé par les sons, lumières et rythmes du langage radiophonique. Bumpers, sweepers, jingles, génériques, publicités et rubriques scandent l’action et deviennent de véritables éléments dramaturgiques.
La mise en scène place au premier plan les coulisses, montrant ce qui reste habituellement invisible à l’auditeur. Le public devient le témoin privilégié de ce qui se passe entre deux directs : tensions, imprévus, rivalités, erreurs techniques et solutions improvisées. La frontière entre fiction et réalité s’amincit ; les rouages du spectacle se dévoilent progressivement sans jamais perdre le rythme du divertissement.
La représentation joue constamment sur le contraste entre ordre et chaos : d’un côté, la précision formelle d’une émission faite de minutages rigoureux et de séquences codifiées ; de l’autre, l’irruption de l’imprévu qui oblige les personnages à se réinventer. Cet équilibre instable produit un comique dynamique et croissant, nourri d’erreurs, d’excès et de fragilité humaine.
























